dimanche 20 mai 2018

Nélia et le royaume des abeilles

Nélia regardait avec beaucoup d’attention une petite famille qui se promenait sur le chemin et qui approchait. Les enfants, tout joyeux, marchaient autour de leurs parents, lorsqu'ils virent en passant devant un près couvert de fleurs une rangée de petites maisons bien à l’abri sous les arbres. Julie la plus petite du groupe s’étonna et demanda à sa maman:
« - ce sont des lutins qui habitent dans ces petites cabanes ?
- Non, lui répondit sa mère. Tu es en présence de royaumes. Ces cabanes comme tu les appelles sont des ruches. Dans chacune d’elle vivent une reine et tout un petit peuple. Ce sont des abeilles, elles sont plus précieuses que les trésors les plus importants.
- Est-ce que les abeilles ne font pas le miel ? demanda la petite Julie, qui était un peu gourmande.
- Mais oui, c'est ce bon miel couleur d’or que tu manges quelquefois et avec lequel on sucre ton lait lorsque tu as mal à la gorge et qui par magie disparaît comme envolé.
- Ce que vous ne savez pas dit le père, c’est que si vous regardez à l’intérieur des châteaux, vous pouvez voir le travail incroyable des abeilles. Il y a une magnifique cathédrale de cire dont les alvéoles sont remplies du miel le plus merveilleux et tout un petit peuple très organisé qui y vit et y travaille.
- Mais c’est comme le plus beau des contes ! dit Nicolas qui adorait les histoires ».
La petite bande ne trouva plus de mots assez forts et se mit à rêver. Ils regardèrent une dernière fois le royaume des abeilles comme préférait les appeler maintenant Julie. Leur surprise fut grande en voyant toutes les abeilles posées sur les toits des ruches qui semblaient écouter la petite famille dans un léger bourdonnement. Il y avait une magnifique abeille au milieu d’elles, c’était une reine car elle semblait porter une couronne. La petite famille s’éloigna doucement et Nélia quitta la ruche en saluant avec respect la reine qui l’avait invitée à déguster quelques gouttes de miel.


Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes


dimanche 13 mai 2018


Nélia et le lutins

Nélia avait essayé un nouveau filtre magique. Il avait très bien fonctionné. Elle était devenue un gros écureuil. Elle resterait sous cette forme durant tout l’été. Vive les courses folles dans les arbres. Il était midi et affamée Nélia voulut déguster son déjeuner caché dans un trou du gros chêne qu’elle avait comme résidence. Hélas de drôles de personnages avaient choisi son arbre pour s’installer et faire la fête. Les discussions allaient bon train. La petite fée  ne perdait pas un mot de la  conversation qui se déroulait à quelques pas.  De temps en temps  elle approchait son museau du bord de son logis, pour voir ce qu'allaient devenir les noix qu’elle avait cachées tout prés. Quelle idées avaient eu ces lutins de venir s’installer juste à côté de son garde-manger. La journée avançait, les personnages étranges furent pris d’une envie de sieste. Le vin qu’ils avaient bu y était certainement pour beaucoup et la bonne herbe du bord du ruisseau aussi. Bientôt on n’entendit plus que des ronflements. Les compères dormaient en rêvant à des blagues terribles faites aux humains. L’écureuil sortit doucement de sa cachette et tourna autour du petit groupe pour y chercher sa cachette. Hélas l’un d’eux était couché tout contre. Il voyait bien le trou qui permettait d’entrer mais elle ne pouvait à peine y passer la patte. Furieuse et affamée, curieuse aussi Nélia s’approcha.  Elle en profita pour participer au festin laissé sur l’herbe. Elle savoura  le saucisson et le jambon, n’aima pas trop le fromage puis elle courut au gros pâté en croûte, en souleva avec son museau le chapeau qui le coiffait, s’y glissa et s’en bâfra. Nélia repue grimpa dans son arbre et se cala bien confortablement au creux d’une branche et bascula dans une profonde sieste.  

Texte protégé.

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

mardi 1 mai 2018


                                                  Nélia et le chercheur de Muguet 
                            Nélia flânait dans forêt, discutant avec les arbres, selon mon habitude, quand elle aperçut un homme en bras de chemise, affolé, les yeux furetant dans tous les sens, comme s’il cherchait un trésor qu’il espérait  découvrir. Tel un lapin,  il courut comme un possédé sous les buissons à proximité. Aussi, doucement Nélia s’approcha de lui avec cette curiosité qui est devenue chez elle une seconde nature, et lui demanda ce qu'il avait. « Ce que j'ai ? fit-il en agitant la tête. J’ai vu mon épouse passer dans la rue, au bras d'un drôle de personnage, une tresse de fleurs sur la tête, il me semblait que de petites cornes dépassaient de sa chevelure bouclée ! Elle me fait payer ma distraction de ne pas lui avoir offert un brin de muguet. Elle ne me le pardonne pas ! » Le pauvre homme sans mémoire partit en courant à travers les bois. Nélia sourit gentiment, sifflota un air connu d’elle seule et le chemin du pauvre homme se couvrit d’un tapis de brins de muguet.
             Conte protégé
             Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes. 


dimanche 29 avril 2018

Nélia et la chaise du Père Louis


Nélia et la chaise du Père Louis

Dans ce tout petit village niché cœur de la campagne. Tout était calme en ce jour de printemps. Seul résonnaient les coups répétés du maillet du Père Louis. L’ébéniste était réputé et craint dans toute la région. Le bruit courait que les meubles qu’il fabriquait étaient différents des autres. Dans son atelier, il ne lui restait plus qu’une table et une chaise qu’il affectionnait tant il y avait mis tout son savoir. Il décida à regret de vendre la chaise. Nélia cherchait quelques meubles pour se faire un nid douillet. Vivre dans les nuages avait ses limites surtout depuis qu’elle avait rencontré ce jeune garçon qui lui plaisait bien. Un rossignol était venu lui chanter que le Père Louis avait peut-être ce qu’il lui fallait. Un drôle de bonhomme l’accueillit gentiment en la priant d’entrer dans son atelier.
- « Veuillez vous  asseoir, » dit-il, en lui montrant  la chaise.
Nélia prit place sur la chaise de bois et ferma les yeux. Elle entendit des gazouillis d’oiseaux, ressentit la chaleur d’un rayon de soleil et une douce brise lui caresser le visage. Au bout d’un long moment, elle sembla se réveiller et s’adressa au Père  Louis :
« Cette chaise me plait. Je t’en offre un souhait. »
« Top là ! »
Lui répondit le merveilleux ébéniste. Nélia tout sourire souffla doucement sur la chaise qui la suivi docilement. Il semblerait que depuis, lorsque le Père Louis fait un meuble, des feuilles lui poussent au printemps, des fruits apparaissent en été et il s’endort l’automne venu. Le souci parait-il sont les ronflements. Mais le Père Louis ne veut rien savoir et qui irait se disputer avec le Père Louis ?

Conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes.


dimanche 15 avril 2018


Nélia et le vieux roi qui aimait les histoires

Nélia adorait les dimanches. En effet elle se rendait au château du vieux roi qui habitait une demeure délabrée. Un seul serviteur s’occupait de lui, presque aussi vieux que les pierres de l’antique logis. Ce roi, pas comme les autres rois ne vivait que pour vivre chaque seconde de sa vie comme si c’était la dernière. Autrefois il avait été très riche mais ce roi avait un esprit bizarre, ayant un goût très prononcé pour les contes merveilleux, peut-être même trop. On a été jusqu'à dire, qu'en certaines occasions il faisait une sorte de concours entre tous ses serviteurs et qu'il donnait une bourse d’or à ceux qui avaient fait preuve du plus d'imagination. Et ainsi il était devenu très pauvre. Nélia l’avait trouvé pleurant à chaudes larmes un jour qu’elle cherchait des champignons dans l’ancien parc. Le roi lui avoua qu’il était drogué aux contes. Et depuis, tous les dimanches matin, Nélia rendait visite au roi, partageait le repas que préparait le vieux serviteur et au dessert lui racontait une histoire lue dans son vieux grimoire. Le vieux roi se calait dans son fauteuil  tout défoncé et ses yeux brillaient comme les yeux d’un enfant qu’il était resté. Ce jour-là la petite fée raconta ce très vieux conte complètement oublié : « une fileuse de fil d'or est rattrapée par des formules magiques que lui envoie sur les ailes du vent une vieille sorcière jalouse, juste au moment où le fils du roi l'emporte sur son cheval pour l’épouser. La jeune fille est changée en nénuphar. Le prince désespéré apprend le langage des oiseaux et avec l'aide des deux autres fileuses d'or, d'un sorcier de Finlande et par des actes de magie, il délivre sa fiancée. Le mariage fut magnifique ». Et comme toujours, le vieux roi avec un grand sourire s’endormait pour une longue sieste.

Elina et Christian Luzerne Conteur de Légendes. Conte protégé





dimanche 8 avril 2018


Nélia et le secret de la Chouette

Nélia est tirée d’un profond sommeil au petit matin par un bruissement d’ailes.  Elle ouvre les yeux et voit la Chouette venue se poser sur le bord de son nuage. Nélia aime beaucoup sa visite, parfois même elle l’appelait pour lui demander des conseils. Toutes les fées savaient que la Chouette était la sagesse même, toujours attentive et bonne amie. Elle regardait bizarrement la Petite Fée. Qu’elle ne fut pas son étonnement quand la Chouette lui adressa la parole. Pour la première fois, elle lui raconta son histoire. Sache, ma Gentille Fée, que le sort ne m’a point épargnée, je me nomme Asio et je suis la seconde fille du Roi des Cimes Enneigées,. Un jour mon père, avec grande gentillesse, invita un aigle qui semblait affamé à partager notre repas, cet aigle était en réalité le Sorcier qui Fait Fondre les Glaciers. Jaloux, il était venu dans notre château de glace, refuge des oiseaux perdus, pour le faire disparaitre. Nous nous en sommes aperçus quand notre palais a commencé à fondre. Mon père l’a fait jeter dehors sans ménagement. Dans la lutte, l’aigle a perdu ses plumes et c’est un oiseau ridicule qui est parti en glissant. Il faut dire que j’ai ri comme une sotte que j’étais. Le Maléfique en a gardé sans doute de cet affront un très vif ressentiment. Par la suite il a su se glisser dans mon entourage sous le déguisement d’un rouge-gorge amaigri. Un jour que je mangeais des œufs battus en neige, il  m’a fait prendre quelque poison qui m’a transformé en cet oiseau nocturne sous la forme que vous me voyez maintenant. Nélia essuya une larme qui se transforma en perle. Depuis, lui avoua Asio, je garde les secrets de la nature et de ceux qui m’en confient. Puis l’Oiseau des Secrets soupira et s’envola vers les cimes lointaines pour rejoindre sa famille des glaciers. Nélia trouva qu’elle avait belle allure.


conte protégé

Elina et Christian LUZERNE Conteur de Légendes



samedi 31 mars 2018


Nélia et le Vent amoureux

Voisine de Nélia, la Vîlva réside également dans les nuages. Elle aime à parcourir les hautes montagnes et les rochers au bord de l’eau. Elle aime également écouter les malheurs des uns et des autres. Nélia a faillit tomber de son nuage, quand elle s’est retrouvée bousculée et malmenée en cette belle matinée, par le Vent qui a encore sa grosse peine à raconter. En ce jour des Œufs, il apparait très en colère. La Vîlva l’invite à prendre place et à respirer un grand coup. Calmé et tranquillisé,  le Vent se met à table. Il avale un grand bol de lait de biche  raconter qu’il était tombé follement amoureux d’une belle jeune fille. Elle était la perle d’un noble et haut seigneur. Pris par sa passion et voulant lui plaire, il l’emmenait à travers la campagne dans un grand tourbillon. On l’appelait la Fiancée du Vent. Hélas les paysans se plaignirent à la Mère du Soleil que leurs champs ensemencés étaient ravagés. Qu’à cela ne tienne décida la Mère du Soleil, elle sera la Compagne de la Brise Marine jusqu’à ce que le Vent retrouve son calme. Toujours aussi amoureux, le Vent voulant s’attirer les bonnes grâces de la Mère du Soleil lui offrait une fois par an des œufs en chocolat sur les conseils d’un gros lapin gourmand rencontré par hasard. Hélas systématiquement, elle les lançait à travers le ciel et ils tombaient par-ci, par-là. Aujourd’hui encore il avait vu passer les œufs qu’il lui avait offerts …. Ce ne sera pas cette année qu’il retrouverait sa fiancée.Et il partit dans un immense courant d’air furieux. Nélia et la Vîlva se retrouvèrent les cheveux en bataille, pas facile ce Vent très soupe au lait... chocolaté.

Elina et Christian LUZERNE Conte protégé