dimanche 31 décembre 2017



 Les voyages du Conteur de Légendes

Belle année 2018

Tiens, on frappait à ma porte. J’ouvrais et là, se tenait un très sérieux personnage moustachu aux oreilles pointues qui me tendait une invitation en ronronnant. J’étais invité ce soir à terminer l’année et à commencer l’autre chez le seigneur du village voisin. En réalité, personne ne l’avait jamais vu. J’en étais  honoré, mais il y avait quelques précisions sur le déroulement de la fête. Le messager me tendait  un gros carton. Je regardais avec précaution. Il y avait un costume dans lequel je devais m’envelopper et qui me ferait ressembler à un écureuil. Ainsi, parait-il je pourrai cabrioler et courir sans aucune difficulté sur le sol de marbre poli et miroitant du château. Nous serons servis par des cochons d’Inde, eux-mêmes en grande livrée humaine,  je ferai connaissance de la vielle reine chaussée de noix de coco que des lapins blancs rendaient brillantes à force de les cirer. Elle ne buvait que de la rosée prise sur les roses avec des coquilles de noisette. Le pâtissier toujours habillé en raton laveur avait la réputation d’être d’une habileté si merveilleuse dans l'art culinaire, que souvent lui-même en restait tout ébahi. Il savait préparer les mets les plus raffinés, les pâtés de violettes les plus succulents, les sauces les plus compliquées. Le message portait la précision que le laquais ronronnant m’attendrait pour me conduire au château. Très curieux, je me dépêchais de mettre le costume qui m’allait à merveille et une fois dans le carrosse, les chevaux qui ressemblaient étrangement à  hamsters partirent au grand galop vers 2018.

Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.

Belles fin d’année et merveilleuse année un peu folle à venir

mercredi 27 décembre 2017



Les voyages du Conteur de Légendes.

Mon réveillon extraordinaire

Il faut que je vous raconte l’extraordinaire réveillon que j’ai passé cette année. Je m’étais perdu en me rendant chez des amis qui m’avaient invité. Désespéré, je fis tinter la clochette d’une bizarre petite maison isolée. Comme si j’étais attendu, la porte s’ouvrit sur un gros lapin blanc qui m’invita à entrer. Tout de suite des cochons d'Inde accoururent sans perdre un instant. Ils avaient des tabliers de cuisine et de grands couteaux, de grandes cuillères étaient passées à leur ceinture, ils étaient accompagnés d'un grand nombre d'écureuils, coiffés de petites toques en velours vert. Ces écureuils semblaient être d'une condition inférieure, c'étaient eux qui grimpaient aux murs pour y prendre poêles et casseroles, œufs beurre et farine, et venir ensuite déposer le tout devant la cheminée où un vieux chat très sérieux s’affairait à concocter une recette dont il semblait avoir le secret. Des marmottes mirent la table et naturellement je trouvais ma place parmi cette drôle de population. Je fus servi comme un prince. Nous avons mangé des fleurs et quantité de bonnes choses faite de pâtes succulentes et de graines cuites à point.
Sur le matin je suis reparti vers d’autres aventures. Je me retournais pour saluer mes hôtes, et surprise, la maison avait disparu. Magie de cette nuit pas comme les autres.

Christian LUZERNE Conte protégé.

Belle semaine pleine de petits lapins et de belles histoires


dimanche 24 décembre 2017

L'année 2017 se termine, la suivante pointe son nez, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année à vous et à tous ceux que vous aimez. 

lundi 18 décembre 2017



Petit conte.

Et si les rôles étaient inversés ….

Petit Tigre saute sur petit Mouton et le culbute. Et petit Mouton de rire!  Tiens, comme tu as de petites dents ! lui dit petit Tigre.  C'est comme cela dans ma famille, celles de papa sont tout pareilles, reprend petit Mouton.  Cette répartie fit réfléchir petit Tigre et quand, la visite finie, le père et le fils eurent quitté leurs hôtes, petit Tigre n'attendit pas que papa Mouton eût fermé la porte de sa case pour dire à son père : Papa, papa, petit Mouton a des dents toutes petites et il m'a dit que celles de son père n'étaient pas plus longues que les siennes. Tais-toi donc, tais-toi donc, gamin, si papa Mouton nous entendait, il nous mangerait tous deux.

dimanche 3 décembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Le mystère de l’écrin

Je rentais chez moi, bouleversé par la transformation du petit … qu’allait-il devenir transformé en poisson, et s’il se faisait pêcher ou dévorer ? Quelques jours plus tard n’y tenant plus, je décidais de revenir au bord de l’étang avec quelques morceaux de pain dur, car parait-il les carpes aiment à s’en nourrir.
Des oies sauvages prenaient quelque repos dans un champ tout proche.
D’un seul élan, elles se sont élevées dans les airs et ont longtemps tourné en rond avant de prendre leur vol vers le sud. Une des leurs attira mon regard, il semblait que voler n'était pas une chose à laquelle elle était bien habituée. Elle passa au-dessus de moi et je l’entendis nettement dire : «  vous allez trop vite, je n'en peux plus ! »
Il me sembla voir les oiseaux ralentir leur allure et même encourager la petite oie fatiguée à grimper sur le dos de celui qui paraissait être le chef.
Puis les oiseaux migrateurs se sont éloignés et je demeurais bien perplexe. Je pensais que les carpes peuvent sortir leur tête hors de l’eau et que mon petit camarade en avait profité pour prononcer la formule magique qui lui ferait reprendre une forme différente. Accroche-toi bien !

Fin, enfin je crois ….


Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.

dimanche 26 novembre 2017

Le mystère de l’écrin suite …

Suite …

 « Eh bien, Modificati ! S'exclama mon petit compagnon en sortant de la maison du professeur, et en remettant dans sa poche l’écrin. On a bien fait de laisser le parchemin au professeur. Voilà bien mystérieuses choses. Si tu savais combien j'ai hâte de me changer en animal !  Et toi en quoi te vois-tu ? »
 Puis rêveur,  il me proposa cet arrangement :
 « Demain matin tu viendras me chercher et nous nous en irons ensemble dans la campagne, nous prendrons une pincée de la poudre et nous écouterons ce qu’il se dit entre bêtes dans les airs et dans les champs, sous les bois et sous l'eau. » Moi beaucoup plus prudent, décidais de passer la nuit dans une petite auberge fort sympathique et, après un excellent repas, je pris la nuit pour réfléchir, une nuit fort agitée. Aussi le lendemain, j’avais à peine fini de m’habiller et  de déjeuner, que le gamin entrait dans la salle à manger et piétinait pour que je l’accompagne. Il avait passé la boîte de poudre dans sa ceinture….
  
On s'empressa bientôt de sortir. Nous nous sommes enfoncés dans la forêt toute proche, l'œil aux guets, nous nous efforçant de découvrir quelque être vivant pour mettre aussitôt à l'épreuve la vertu magique de notre acquisition. Il semblait que la faune dormait encore ou du moins restait tapie dans les buissons. En désespoir de cause nous sommes allés au bord de l’étang. Le matin les poissons aiment chasser leurs proies et essaient d’attraper tout insecte qui s’aventure trop près de la surface. Nous nous sommes approchés prudemment, mon jeune compagnon avait prit une petite pincée de poudre prête à l’emploi dans sa main. Pour ne pas perdre de temps, il en aspira une bonne quantité , se remémorant la formule qui devait le transformer en animal dès qu’il en verrait un. Une pauvre carpe essayait en vain de gober quelque moucheron.  Son flop retentissant nous fit tourner la tête, le petit éclata de rire en entendant la carpe gémir en poussant une plainte de désespoir.  Je vais écouter ce qu’elle dit me lança t-il hilare avant de prononcer la formule magique. Je n’eus pas le temps de l’arrêter. A mes pieds, sur le sable se tordait un petit poisson, que je mis à l’eau avec beaucoup de soin. Je suis resté toute la journée à attendre son retour. Ce devait être une mise en garde non comprise du texte : on ne peut pas parler sous l’eau… Ah,  ces enfants qui n’écoutent pas ce qu’on leur dit !!!


Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.


dimanche 12 novembre 2017

Le mystère de l’écrin suite …

..... La porte s’ouvrit sur un homme très âgé et très vouté par les années. Son nez chaussé de bésicles laissait voir deux petits yeux amusés. Il ne semblait pas le moindre du monde surpris de nous voir. Après nous avoir fait entrer dans ce qui semblait être son bureau, il prit délicatement le parchemin et l’étudia avec attention et regarda dans un gros livre couvert de lettres bizarres. Puis songeur, il enleva ses lunettes, prit une profonde respiration et dit :

« Voici ce qu’il  contient : toi qui trouveras ce parchemin, et qui respireras  une pincée de la poudre renfermée dans l'écrin et prononcera en même temps le mot magique Modificati, te verras transformé  en animal, selon tes désirs, et comprendra son langage. Pour reprendre la forme humaine, tu n'auras qu'à  répéter le même mot en tapant trois fois sur le sol.  Mais garde toi bien de rire pendant ta métamorphose, car  le mot magique s'effacerait à tout jamais de ta mémoire, et  animal tu resterais jusqu'à la fin de tes jours. Soyez prudents, il y des mots que je ne reconnais pas. »

à suivre dimanche prochain. Conte protégé.

Christian LUZERNE Conteur de Légendes

dimanche 5 novembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Le mystère de l’écrin


Comme à mon habitude, je me promenais quand je rencontrais un enfant, assis sur une pierre, le menton dans sa petite main. Je m’approchais et lui demandais :
« dis-moi, pourquoi tu as l'air si triste ? ».
« Monsieur, répliqua le gamin en croisant ses bras sur sa poitrine et en s'inclinant légèrement, je ne sais pas si j'ai l'air triste, mais il y a sur la place du village un marchand vendant de si belles choses, que je me désole de ne pas avoir quelques pièces en poche pour lui en acheter quelques-unes. »
Je proposais au gamin de l’accompagner jusqu’à sa caverne d’Ali Baba. Le marchand se préparait déjà à partir, c’était un camelot à la peau cuivrée qui proposait à la vente quantité de marchandises venues d’Orient. Je m’approchais et demandais avec quelque inquiétude : « avez vous encore des marchandises ? » Le colporteur sourit avec ce qui me sembla un brin de malice et ouvrit un tiroir. Il y prit un écrin qui renfermait une poudre dorée et un petit parchemin couvert de caractères bizarres. « Je tiens ces objets, ajouta le marchand, d'un voyageur qui les a trouvés dans une rue du Caire, près des pyramides. Si vous les désirez, je vous les céderai volontiers à un prix minime, car je n'en ai que faire. » Le gamin avait les yeux agrandis par la proposition. Ce fut pour cette raison, que pour quelques modestes pièces je lui achetais l'écrin et le parchemin. Cependant sa curiosité était excitée par les mystérieuses inscriptions. Moi assez intrigué aussi, je lui demandais : « Ne connaîtrais-tu pas quelqu'un d'assez instruit pour nous lire ce grimoire ? » Le gamin fit la moue tant il réfléchissait et soudain il s’écria : « oui ! Oui ! Venez allons voir le vieux professeur qui a tant de livres bizarres. J’acceptais de le suivre et nous sommes allés frapper à une grosse porte ….


à suivre...



Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.


dimanche 29 octobre 2017


Les voyages du Conteur de Légendes.

La poudre qui donnait des plumes

Un jour que je me promenais dans un arrière pays, je rencontrais un drôle de personnage. Un vieil homme barbu me dépassa d’un pas rapide. Puis il ralentit et  semblait m’attendre. Quand j’arrivais à sa hauteur, il m’adressa tout de suite la parole :
- « C’est vous le conteur de Légendes dont l’épicière m’a parlé qui parcourez la campagne à la recherche de bizarreries ?  Vous venez de faire la rencontre de votre vie ».  
Il me proposa de pousser ma balade jusqu'à l’étang voisin dont les bords étaient parait-il toujours très animés. Il se souvenait surtout d'y avoir souvent vu des hérons qui avaient attiré particulièrement son attention par leurs allures bizarres et les claquements très curieux de leurs becs. Intéressé j’acceptais avec empressement. En nous rapprochant de la pièce d'eau, il s'empressa de me donner l'ordre de bien rester en arrière. A peine arrivés, nous vîmes trois de ces oiseaux qui semblaient tenir conseil, tandis qu'un quatrième se promenait à peu de distance en cherchant des grenouilles.
- « Sur ma barbe, s'exclama le personnage à mi voix, la conversation doit être fort intéressante. Si nous nous faisions canard ? »
N’osant éclater de rire, je déclinais poliment l’invitation. Il haussa les épaules et  tira une  petite boîte de sa poche. Il y prit une pincée de poudre qu'il aspira fortement. Un coup de vent malheureux m’en fit respirer quelques particules. Soudain je vis ses jambes se recroqueviller, devenir  maigres et rougeâtres. Elles se transformèrent en pattes disgracieuses, ses bras en ailes, le cou s’étira,  la barbe disparut et pour terminer le corps se couvrit de plumes.
- « Mes compliments pour votre joli bec », osais-je dire lorsque je fus revenu de mon saisissement, ce qui demanda un certain temps. Je dois avouer que de ma vie je n’avais jamais rien vu d'aussi extraordinaire.
-  « Vous me flattez ! Vous-même avez de jolies plumes ! » Répliqua le bonhomme avec une inclinaison profonde de son long cou.
- « Approchons-nous, afin de voir si nous comprenons réellement le héronais. »
Entre-temps, le héron qui donnait la chasse aux grenouilles avait terminé sans doute son repas. Il avait commencé un bout de toilette tout en revenant du côté des trois autres, à l'un d’eux il dit :
- « Accepteriez-vous un quartier de lézard ou une cuisse de grenouille ? ».
Son compagnon déclina l’offre. Je n’attendis pas la fin de la conversation pour prendre mes jambes humaines  à mon cou couvert de petites plumes.


Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.


dimanche 22 octobre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.
Suite …
L’âme libérée du château.

Quand le soleil se leva, il éclairait un des jours les plus importants de l'existence de notre chouette. Je réfléchissais à ce que le seigneur du lieu et la jeune fille avaient fait, et je n’en dissimulais pas la gravité à la chouette. Je songeais  à la douleur de celui qui avait été blessé, mais que faire? Il était trop tard pour revenir en arrière, le sort en était jeté. La chouette reprit gravement qu’elle ne pouvait oublier un instant le poids qui avait dû accabler son amoureux éconduit. Le soir revenait, le temps n’avait pas de prise sur nous. Le soleil disparut derrière la colline. La lune magnifique se leva nimbée de brume. Un silence absolu se fit. Et soudain, un bruit d’aile nous fit tourner la tête vers la fenêtre. Une autre chouette se tenait sur le bord de la tablette de pierre. Elle était très tranquille et nous fixait intensément.
Tout à coup elle nous parla :
- « vois-tu ma princesse, quand je t’ai fait boire cette potion diabolique  qui t’accable, ma peine fut si grande que je ne pu me résoudre à te perdre. Aussi, je bus de ce breuvage qui a fait ce que je suis, et depuis je vis dans l’ombre, au fond du trou de l’arbre face à ta chambre. Je veille sur toi en soupirant, attendant que tu veuilles bien me pardonner. »
Avant que je puisse dire un mot, les deux oiseaux s’étaient retrouvés. En  rapprochant leurs têtes, leurs yeux se fermèrent de joie devant ce bonheur inespéré qui s’offrait à eux. Je me sentais tout à coup étranger à cet évènement. Alors je disparus  sur la pointe des pieds.


Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.