Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Depuis 12 ans déjà, je suis conteur en Lorraine. Je vais ici et là avec l’éternel plaisir de voir les yeux des enfants s’écarquiller et ceux des parents s’allumer à la flamme des souvenirs oubliés. http://www.christianluzerne.com/

jeudi 27 juillet 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.
L'arc-en-ciel
L'arc-en-ciel ne serait jamais visible à l'œil de l'homme si la soif ne le forçait à descendre de sa haute demeure pour aller boire aux étangs ou à la mer. Il est parfois si altéré qu'il lui arrive de dessécher des lacs tout entiers.
Quand l'arc-en-ciel paraît, on dit que le diable va boire à la grande mer ou au fleuve.
On croît qu'une des extrémités de l'arc-en-ciel plonge dans une rivière ou un ruisseau et pompe de l'eau jusque dans les nuages.
Selon la croyance populaire albanaise, l'arc-en ciel est un serpent qui descend sur la terre pour boire de l'eau, la même croyance existe en Roumanie.
A Florence, on dit de l'arc-en-ciel qu'il va boire dans l'Arno.
L'arc-en-ciel est une échelle par laquelle les chefs Néo-Zélandais grimpent au ciel et c'est aussi par l'arc- en-ciel que les âmes des insulaires des Philippines morts de mort violente sont portées dans la région bienheureuse.

Demain la suite de ce tour du monde, belle journée tout en couleur.

Les voyages du Conteur de Légendes.
Chanter le Coq.
Les poules sous quelle influence ? Je ne saurais le dire se mettent parfois à imiter le chant du coq, ce qu'elles font toujours d'ailleurs assez mal. C'est ce que nos paysans appellent chanter le coq et ils voient dans ce fait plus bizarre qu'extraordinaire un signe de mauvais augure, c'est un présage de mort, à l'adresse du propriétaire, à moins que ce ne soit à celle des poules. On dit, en effet, d'une poule qui chante le coq qu'elle chante sa mort ou celle de son maître, on la tue et le maître est sauvé.
Charles JORET.

Belle journée avec une poule au pot.

mardi 25 juillet 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Paroles anciennes qu'il faut répéter sans se tromper.

J'avais un mouchoir à ourler, broder et barlificoter, je l'ai porté chez l'ourleur, le brodeur et le barlificoteur, l'ourleur, le brodeur et le barlificoteur n'y étaient pas, je suis revenu; en mon chemin faisant, je l'ai aussi bien ourlé, brodé, barlificoté, que si l'ourleur, le brodeur, le barlificoteur l'avaient ourlé, brodé, barlificoté.


Belle journée sans s’emmêler et sans méli mélo ....

lundi 24 juillet 2017

Les voyages du conteur de Légendes.
Odeur des moutons.
Peut-être se mêle-t-il aussi un peu de superstition aux effets funestes attribués à l'odeur des moutons. Il suffit, dit-on, qu'un troupeau de ces animaux passe près d'un étang où l'on pêche, pour qu'à l'instant, le poisson meure.


Belle journée en continuant à aimer les moutons à quatre pattes.

dimanche 23 juillet 2017

Les voyages du conteur de Légendes.

L'ORIGINE DE L'HOMME.

CONTE SLOVÈNE.
Au commencement, il n'y avait rien que Dieu. Or Dieu dormait et rêvait. Ce sommeil dura des siècles. Le moment fixé pour son réveil arriva. Il s'éveilla brusquement, regarda autour de lui, et chacun de ses regards créa une étoile. Dieu s'étonna et se mit à voyager pour voir ce que ses yeux avaient créé. Il voyagea, il voyagea, sans terme et sans fin. Il arriva à notre terre, mais il était déjà las, la sueur lui dégouttait du front. Une goutte de sueur tomba sur la terre, cette goutte s'anima et ce fut le premier homme.
(Traduit du slovène par Louis LÉGER, d'après le recueil d'Erben, Slo Pohadek. Cent contes slaves publiés dans les langues originales. Prague, 1865.)

Cela dépende de ce que l'on entend par Dieu, mais c'est très joli.


Belle journée pleine de magie.


Les voyages du Conteur de Légendes.
Paroles oubliées de Lorraine.
L’ail
De plusieurs compagnons de travail prenant leurs repas en commun, celui qui a soin tous les matins, à jeun et à l'insu des autres, de manger de l'ail, le premier jour une gousse, puis les jours suivants trois, cinq, sept, cinq, trois gousses, et ainsi de suite en augmentant et en diminuant le nombre des gousses alternativement croissantes et décroissantes des quatre premiers jours du mois aux nombres impairs, non-seulement il a le profit de sa propre nourriture, mais soutire à ses compagnons celui qu'ils devraient tirer de la leur. Il prospère et les autres dépérissent ...

Pas facile ....belle camaraderie ! belle journée sans trop manger d'ail.

samedi 22 juillet 2017

Après une semaine de stage contes et théâtre d'improvisation avec les enfants de Cocheren présentation aux familles d'un spectacle de contes lorrains interactifs.
De merveilleux élèves
Un grand merci au centre Social Balavoine.

vendredi 21 juillet 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.
Paroles oubliées de Lorraine.
 Avoir de beaux enfants

Pour obtenir de beaux enfants , il faut que la mère, pendant sa grossesse, prenne de temps en temps un petit verre de kirsch ou de bonne eau-de-vie.


Simple somme toute, tout dans le naturel ! allez santé !

jeudi 20 juillet 2017

Les voyage du Conteur de Légendes.
Paroles oubliées de Lorraine.
CHAT.
Rencontrer un chat le matin, en se mettant en voyage, est d'un mauvais augure.
Pendant longtemps on a cru que les miaulements des chats, la nuit, indiquaient le voisinage d'un sabbat.
Quand une jeune fille marche sur la queue d'un chat, elle doit perdre tout espoir d'être mariée dans l'année.
Quand un chat passe ses pattes de devant par dessus ses oreilles on dit, en hiver, qu'il tire en bas la neige.
Belle journée pleine de ronrons.

dimanche 16 juillet 2017

Les voyage du Conteur de Légendes.
Paroles oubliées de Lorraine
CHOUETTE
On dit que les filles qui arrivent à l'âge le 30 à 40 ans sans être mariées, vont crier la chouette, c'est-à-dire accompagner dans le bois les tristes lamentations de cet oiseau.
Belle semaine sans se plaindre, enfin pas avec la chouette.

Le voyage du Conteur de Légendes.

Paroles oubliées.

                                                          L'Homme de la Lune.

Certaines nuits, on aperçoit dans les ombres de la lune une forme humaine. Si l'on regarde bien, on distingue un homme qui tient une fourche avec laquelle il remue des broussailles. C'est un bûcheron qui a la lune pour demeure et qui est condamné à travailler perpétuellement pour avoir, sur terre, travaillé un jour de dimanche ....

Je savais bien qu'il ne faut pas travailler le dimanche .... Belle journée sans se faire voir.


samedi 15 juillet 2017


Les voyages du conteur de légendes.
Histoires oubliées.
Les Enfants ingrats.
Trois frères étaient assis autour d'une table sur laquelle était servi un poulet. Ils aperçoivent venir leur père, et, ne voulant pas partager avec lui leur poulet, ils se hâtent de le cacher dans une armoire. Le père parti, les frères courent à l'armoire, l'ouvrent, et eux bien étonnés de ne trouver dans l'assiette qu'un crapaud. Une fée, pour les punir, avait changé leur poulet en un hideux crapaud noir.
Histoire anonyme.


mercredi 12 juillet 2017

Les voyages du Conteur de Légendes

De très anciennes paroles retrouvées que je vous offrirai régulièrement pendant l'été

"Maman, tout en chantant, M'a tout habillé de blanc ?

L’œuf. "

lundi 10 juillet 2017

Les voyages du conteur de Légendes

Feux follets. 

On attribue aux feux follets connus ici sous le nom de fioles, le pouvoir d'égarer les personnes qui se trouvent sur leur passage. Il y a un moyen d'échapper à ce péril, c'est de jeter son couteau à terre, autour duquel la fiole vient aussitôt tourner et pendant ce temps on doit se sauver au plus vite.


Les voyages du conteur de Légendes.

Le Champs aux Fées.

Il y a un endroit dans notre pays qu'on appelle le Champs aux Fées, c'est là, disent les vieillards, que les Fées tenaient autrefois leur sabbat. On y voyait un grand 'espace circulaire complètement inculte, c'était l'endroit où elles dansaient en rond pendant la nuit.


vendredi 7 juillet 2017

Anciennes paroles redécouvertes.
Ah ! si l'amour prenait racine,
J'en planterais dans mon jardin.
J'en planterais si long, si large
Aux quatre coins,
Que j'en donnerais à toutes les filles
Qui n'en ont point.
Les voyage du Conteur de Légendes.

dimanche 2 juillet 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Une toute nouvelle histoire avant les vacances, peut-être le début d'une série.

l' Etoile filante


Par une belle nuit d’été, cette belle nuit qu’on appelle la nuit des étoiles filantes, une comète, emmenait sa petite famille à travers le ciel et laissait tomber sur la terre une pluie de petites étoiles.
Depuis toujours cela se passait ainsi, pendant l’été elle emmenait avec elle ses enfants.
C’était un peu les vacances de la petite famille. Il y a déjà longtemps, la comète s’était un peu ennuyée dans ce coin du ciel, elle trouvait que l’endroit où elle se trouvait manquait de mouvement.
Tout avait germé dans son esprit quand à sa droite une étoile très ancienne lui avait raconté des histoires. Des histoires que lui avaient livrées les étoiles filantes. Oh que des bribes d’histoires, elles passaient tellement vite !
Certaines disaient qu'elles avaient vues une planète avec des anneaux, d’autres, une planète avec des drôles de cailloux qui couraient dessus …
Mais bon, ses voisines très âgées n’avaient plus envie de voyager.
De l’autre côté se tenait une planète toute énervée, elle passait son temps à se gratter.
Quand on lui demandait pourquoi elle se grattait sans arrêt elle disait se préparer à donner naissance à la vie …
Toutes les étoiles aux alentours éclataient de rire !!! la vie ? Mais quelle vie ?
Elle haussait une montagne et disait : "Ben … des choses qui galopent !!! qui grognent et se poursuivent pour se manger !!!"
et la jeune étoile demandait : " Oh … et ça sert à quoi ?"
Alors là, la planète ne savait pas quoi répondre mais continuait à se gratter.
Et au milieu de toute cette discussion une très grosse pierre tournait, tournait en écoutant les histoires des étoiles.
Et plus elle tournait plus elle avait envie de voyager....


Conte protégé


Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

samedi 24 juin 2017

Les voyages du Conteur de Légendes

Les pièces d'or pêchées


Ce fut un matin  au bord de la Moselle il y a bien longtemps. Péchant à la ligne, un jeune garçon ramena ce qu’il crut tout d’abord être un gros poisson. Hélas ça n’en avait pas la tête, mais plutôt une sorte de boite qui s’était prise dans son hameçon. Il allait la rejeter quand il entendit un drôle de bruit venant de l’intérieur, il sentit alors qu'elle contenait quelque chose de lourd. Il souleva avec quelques difficultés le couvercle : sur un lit de soie il y avait trois pièces d’or. Un morceau de parchemin enveloppait l'or. Il déchiffra tant bien que mal que ces  pièces étaient exceptionnelles, puisqu'elles ne consentaient pas à être dépensée. Sinon, les pièces fondaient entre les doigts pour revenir ensuite attendre dans leur coffre des occasions meilleures … Le gamin ramena en courant son trésor chez lui et raconta les circonstances de sa trouvaille à sa maman qui à ce moment là faisait une grosse galette. Après l’avoir attentivement écouté elle lui et dit que ce serait dommage de les perdre ainsi. Elle faisait comme beaucoup de mamans deux choses en même temps, la galette et regardait attentivement l’une des pièces du coffret. A la surprise de tous, l’épaisse galette tourna sur elle même et retomba parfaitement dans la poêle. La maman lâcha la pièce qui tomba dans la pâte. Il fallut attendre de manger la galette pour la retrouver. Tout le monde en fut très surpris et ainsi l’habitude était donnée de mettre une pièce d’or ou autre chose dans les galettes … 

Christian LUZERNE Conteur de Légendes.


samedi 17 juin 2017

Les voyages du conteur de légendes

Le repas de la fête des pères

Je me promenais dans ce village pas si éloigné de chez moi quand, trop  curieux je m‘approchais d’une fenêtre restée ouverte d’où s’échappait un fumet à damner un saint comme on le dit chez moi. Ils étaient cinq, le père, la mère et trois enfants. A cette tombée de la nuit, ils étaient réunis  autour d'une vaste soupière d'où montaient jusqu'aux solives brunes du plafond des nuages chargés de la bonne odeur d'une potée riche en viande, d’un amoncellement de choux, de pommes de terre, de haricots, écroulés sur une montagne de lard rose. Ils restaient silencieux, chacun tirant à soi un morceau. La maman, une petite dame très brune, le père moustachu et très silencieux et les enfants affamés les yeux brillants de plaisir. Le père sorti un couteau de sa poche et coupa une tomate magnifiquement rouge, on l’aurait dit  cuite et recuite par le soleil de leur potager.  Il la donna à la toute petite qui gloussait de plaisir. Puis il prit une miche de pain lourde comme une pierre, et commença à en couper des tranches épaisses comme sa main d’ouvrier tailleur de pierres. Il prit la cruche et  se servit un grand verre de vin, puis un autre, il en profitait, c’était la fête des pères. Un peu gris comme on le dit dans notre village, lui l’homme silencieux et avare de démonstrations,  se laissa aller à une confidence : savez vous que je vous aime plus que tout !  J’en eu les larmes aux yeux.  Je ne sais pas si c’était l’odeur de la potée ou les quelques mots du père, allez savoir en ce jour de fête des pères. Ils me virent et m’invitèrent, je sautais par la fenêtre et vint m’installer parmi eux à la table familiale. Non j’exagère, je repartis sur la pointe des pieds.
Texte déposé

Christian Luzerne Conteur de Légendes  


Bonne fête des pères !!! 


samedi 10 juin 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LEGENDES

La rencontre de la beauté et de la jalousie

Je me promenais en ce dimanche matin de forte chaleur, quand mon regard fut attiré par une cérémonie. Curieux je m’approchais. Un couple  sortait d’une petite église sous des applaudissements. De jeunes mariés semblait-il. C'était un très beau couple. L'homme devait avoir une trentaine d'années. Tout sourire,  la barbe taillée de près sur les joues, se terminait en pointe, grand, élégant dans son costume de flanelle. Elle, très belle, aux yeux bleus extrêmement doux. Sa tête s'inclinait sous ses cheveux blonds. Magnifique dans sa robe blanche qui lui donnait un air de fée. Quand soudain ma manche fut tirée vers le bas. Je baissais les yeux et vit une très vieille femme, toute petite qui me faisait signe d’approcher mon oreille et qui me dit comme si c’était un grand secret : « qu'est-ce que la beauté? Un pur caprice de l'œil, une fantaisie de l'imagination. Si vous saviez que celle à qui vous passez l’anneau au doigt une fois devenue votre femme,  jettera un jour du poison dans votre café au lait, , trouveriez-vous encore qu'elle a le regard doux et qu’elle ressemble à une déesse ? »  Je dégageais doucement mon bras. Je lui répondis que si c’était la possible récompense de tant d’efforts le jeu en valait la chandelle. Elle parti alors d’un immense éclat de rire grinçant attirant l’attention du jeune couple qui s’avança vers nous. La vieille Dame, d’un air candide dit au jeune homme : « le café au lait vous l’aimez très sucré ou un peu amer ? » et lui sans se départir de son sourire, répondit qu’il ne buvait  que du thé. La mégère grimaça, nous tourna le dos  et parti en courant. Ses pieds ne semblaient pas toucher le sol tellement elle allait vite. Puis elle disparut au coin de la rue.  Quand je me retournais j’étais seul sur la place.  Deux tourterelles roucoulaient. Il me sembla que haut dans le ciel un drôle d’oiseau prenait son envol.  Avais-je rêvé ? Il faisait si chaud.
Texte déposé


Christian LUZERNE Conteur de Légendes


dimanche 4 juin 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LÉGENDES
LE VISAGE DE PIERRE QUI PARLAIT
La lune brillait, le ciel était pur, l'air doux. Je faisais ma promenade du soir. Je souhaitais me remettre d’un repas un peu trop arrosé. Je fis quelques pas qui m’entraînèrent dans une longue promenade au cœur de la ville. Je m’abîmais dans mes pensées. Un peu fatigué je m’assis sur un banc. « Qui êtes-vous, et que faites-vous là ? » Dit une voix qui semblait venir des hauteurs de la maison voisine. Je me redressais et regardais vers les hauteurs et j’aperçus un visage de pierre avec deux petits yeux accusateurs, qui me regardaient fixement. « Je cherche à reprendre un peu de souffle », osais-je dire bouleversé et j’ajoutais d’une voix tremblotante : « si vous pouviez me dire comment il se fait qu’une statue parle je vous en serais bien reconnaissant ». ». « Hélas ! Reprit le visage avec un soupir, cette chose m’ait inconnues. Je vous aiderais si je le pouvais ». « Vraiment » osais-je ? « Oui, continua le visage en riant, ce qui me semblait ne présager rien de bon. Votre question m’énerve à la fin».C'est une folie que d’oser interroger un visage de pierre par une soirée comme celle-ci. Seulement, à mon tour laissez-moi vous poser une question. Qu'adviendrait-il de vous si tous les visages de pierre de cette ville se mettaient en ce beau soir à dire, tous en chœur, la vérité sur votre compte ? Que vous leur parlez. N'avez-vous pas peur de perdre votre réputation, mon bon ami ? Vous souhaiteriez peut-être à votre tour devenir pierre de façade » Et il éclata de rire. Quand je me réveillais sur le banc du square, le jour commençait à se lever, frigorifié je me levais et il me sembla entendre ricaner derrière moi.
Texte déposé.
Christian LUZERNE Conteur de Légendes.
Belle semaine sans trop écouter les statues.


vendredi 2 juin 2017



Elle tournait avec une grâce ingénue et svelte, mais non désinvolte, on ne pouvait se contenter d'une muette admiration.
Comme on le doit à ceux qu'on aime, il fallait aussi la couvrir d'attention, sans quoi elle s'arrêterait de tourner. Un petit homme qui se croyait grand voulut l'empêcher de vivre, elle le fit disparaître dans un grand éclat de rire, ainsi se vengent les Belles.
Belle journée à prendre soin de Notre Déesse Mère.

dimanche 28 mai 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LÉGENDES
Le chasseur qui avait oublié la fête des mères
Je me promenais dans cette ancienne immense demeure un brin délabrée. Il y avait bien longtemps que personne ne l’avait habitée. On y sentait la présence des temps passés. Soudain, derrière moi un bruit de pas retentit sous les voûtes silencieuses. Je tournais la tête et je vis un jeune homme en costume de cérémonie, probablement un serviteur, qui descendait alors l'escalier central. Il portait un immense bouquet de roses rouges. Je fus frappé de sa figure sombre, de sa pâleur et de son air inquiet. Je le suivis de mes yeux avec une curiosité un peu teintée d’inquiétude. Il rejoignit un homme en tenue de chasseur, qui avait déposé son fusil et sa gibecière près du portail, à la garde de son chien. Il s'avança vers le jeune homme, le front incliné, en proie à quelque rêve profond. Il prit dans les bras le magnifique bouquet. Puis il s’élança et grimpa les marches conduisant aux étages en courant sans paraître le moins du monde essoufflé. Le jeune homme s’approcha de moi et me dit tout bas :
 - « son excellence pris par la passion de la chasse avait encore oublié la fête des mères. Ça fait 300 ans que je le lui rappelle tous les ans … ». 
Puis il monta à son tour les escaliers et disparut. Je reportais à plus tard la visite de cette étrange maison et me précipitais chez moi.
Texte déposé
Christian LUZERNE CONTEUR DE LÉGENDES.
Magnifique fête à toutes les mamans et bisous !

dimanche 21 mai 2017

LES BALADES DU CONTEUR DE LÉGENDES
Le peintre et les plumes d'oies
Le peintre était en train de terminer sa toile, il peignait des oies et se servait de plumes blanches. Intrigué je m'assis sur une pierre et mangeais un peu de pain, attendant l'occasion de lui dire deux mots sans m'impatienter. Peu à peu, il apporta les dernières touches. Tout près de lui, un jeune enfant trempait le bout de petites plumes dans la peinture après quoi il les faisait sécher au soleil. Puis le peintre siffla. L’animal qui accourut avait une grosse bête grise et blanche, il s’approcha en inclinant la tête, puis s’arrêta pour m'examiner plus à son aise. Ah ! Quelle vieille oie c'était, et quelle moquerie dans le regard qu'elle jeta sur les différentes parties de ma personne, depuis les pieds jusqu'à la tête. Puis tranquillement, des centaines d'autres oies sont apparues pour se presser derrière elle, en allongeant le cou pour mieux me détailler. Je me suis senti tout bête et sans demander mon reste j’ai continué ma promenade en allongeant le pas.
Texte déposé

Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

dimanche 14 mai 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LEGENDES

La malédiction des deux cygnes

Voilà une scène à laquelle je n'aurais pas voulu manquer pour tout l'or du monde. C'est dommage que ces deux cygnes aient eu aussi peu de mémoire. Mais reprenons dès le début. Je me promenais sur les bords de la Moselle quand j’entendis  ces quelques mots : « c’est  de ta faute si nous sommes condamnés  à rester cygnes toute notre vie. Cherche donc les mots, tu sais bien, les mots qu'il faut répéter, je ne le retrouve pas ». « Attends, attends, je réfléchis, tu me stresse » lui répondit l’autre cygne qui semblait être sa compagne, « il faut répéter mille fois ram... ou rom..., ou rim... », mais ce fut peine perdue, leur mémoire n'avait pas gardé trace des mots magiques. Il y avait sur la terre semble-t-il deux personnes de moins et, deux cygnes de plus. En proie au plus profond désespoir, ils se mirent à nager sur la Moselle et sur l’étang de MALLING, ne sachant que faire de leur temps et de leurs corps emplumé. Raconter leur aventure aux habitants et aux pécheurs, il n'y fallait pas songer, personne n'aurait voulu les croire.  Me voyant, ils se tournèrent vers moi et battirent des ailes. Ils naviguèrent  ainsi pendant plusieurs jours. Vivant, il faut le reconnaître de façon  assez misérable en attrapant les morceaux de pain jetés par les promeneurs. Puis par un soir on entendit un grand battement d’ailes et les deux cygnes se sont envolés vers le destin. Je ne sus jamais la raison ce qui les avait amenés à cet état, mais sur les rives de la Moselle il se passe souvent des choses bizarres.

Texte déposé


Christian LUZERNE Conteur de Légendes

samedi 6 mai 2017

Le médaillon
Un jour que je me promenais dans une rue commerçante, je remarquais une petite boutique de cadeaux. Curieux, je poussais la porte et une vielle dame s’approcha immédiatement. Elle me salua avec une certaine cérémonie. Je répondis par un « bonjour Madame » respectueux. Elle me reprit aussitôt : « Mademoiselle, ça vous étonne ? ». Un peu embarrassé je murmurais impressionné « non, enfin je ne sais pas … » La marchande ouvrit délicatement un tiroir, et y prit un écrin qui renfermait, un médaillon représentant une jeune femme en toilette, une simple robe à la mode d‘autrefois, sur ses cheveux arrangés en chignon, une petite rose blanche. C'était tout.   Toujours curieux, j’osais  demander qui était-ce ? « C'est moi, dit-elle, c'est moi  il y a long temps. Croyez vous qu’on ait eu pour moi un fol amour ? » Je regardais tour à tour le portrait et la vieille dame qui me faisait face. Je retrouvais, en effet, tous les traits de ce fin et frais visage. Comment se fait-il donc que vous soyez restée seule ? » Elle poussa un gros soupir. « Mon ami, c'est de ma faute. J'ai vu défiler à mes pieds un flot d'amoureux, pendant bien des années, j'ai fait la coquette avec des hommes souvent sincères, riches, titrés. Ils se disputaient un regard que je prenais toujours soin de voiler de mes longs cheveux et se réjouissaient ou se  désolaient d’un sourire ou d’une moue. Je m'amusais à ce jeu comme une enfant et je me disais à  quoi bon ? Il sera toujours temps d'en finir quand je le voudrai. Je croyais rêver. Pour ma part, Il me semblait qu'elle voulait me faire une plaisanterie. Je reportais mon attention vers le médaillon puis vers la veille dame, embarrassé. Comme je gardais le silence, attristé par l'histoire de cette vie manquée  pour n’avoir pas su choisir, elle me tendit le médaillon et dans un sourire plein de sous entendus elle ajouta « tenez je vous l’offre ». Puis elle m’ouvrit la porte. Je partis sans un mot en pressant le médaillon dans ma main. Un peu plus tard, je m’arrêtais et le sorti de ma poche. A la place du portrait de la jeune femme il y avait un groupe de jeunes hommes moustachus aux sourcils froncés.  On ne gagne rien à se jeter en travers les plans d'un amoureux alors vous pensez de plusieurs ….

Texte déposé.
Christian LUZERNE Conteur de Légendes.

vendredi 5 mai 2017

Suite ...
....Pourquoi ? je n'en sais rien. Mais je me sentis pris d'une sympathie subite pour cet individu, et je le suivis, Durant deux grandes heures, s'il faut en croire ma montre, laquelle va bien généralement, il me raconta l'histoire de sa vie pendant que nous cherchions ce muguet cause de tous ses tracas. Lorsque nos bras furent chargés de ces brins odorants, il les déposa devant les pieds de sa mie qui lui fit un clin d’œil complice. Le beau chevalier se transforma en un superbe paon et le mari délaissé en un merveilleux châle qui trouva naturellement sa place au cou de la belle Dame.
Texte déposé.
Bon 1er mai ....

Voyage  ....

Les ténèbres commençaient à emplir la vallée de leurs ombres inquiétantes. Une vapeur se levait sur la Moselle pareille à des voiles blancs. Ce fut irrésistible. II sauta dans la barque qu'il poussa au milieu de l'eau. Cela le ramena à ses rêves et à ses désirs de connaitre enfin ce que cachait cette brume. D'un coup s’ouvrit le mince écran qui séparait la réalité de son rêve. Il se coucha sur le fond de sa barque et ferma les yeux. Il murmura une vielle incantation et ce moment devint délicieux, son âme s'envola et il commença à planer parmi les étoiles.
Texte déposé

Christian LUZERNE Conteur de Légendes



samedi 29 avril 2017

Muguet, vous avez dit muguet ?

Je flânais dans les rues, les mains derrière le dos, selon mon habitude, quand j'aperçus  un homme en bras de chemise, les yeux braqués sur mes talons comme si j'avais perdu une pièce de six sous qu'il espérait s'approprier. Puis il courut comme un possédé sous les arbres à proximité. Aussi, m'approchant de lui avec cette politesse qui est devenue chez moi une seconde nature, je lui demandai ce qu'il avait. « Ce que j'ai ? fit-il en agitant la tête. Si vous aviez vu votre femme passer devant votre porte, il y a cinq minutes, au bras d'un chevalier  tout pimpant, je crois que vous ouvririez les yeux à votre tour ! J’ai oublié le brin de muguet et elle ne me le pardonne pas ! » Et il partit en courant ... 

Christian LUZERNE Conteur de Légendes


samedi 22 avril 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LÉGENDES

La Dame Rouge

Marcher droit devant soi est une curieuse expérience, et ce jour-là je fus sur le point de me décourager. Car si je puis, comme d'autres, faire des kilomètres pour me rendre à un festin, je deviens avare de mes pas dès qu'il s'agit d'aller vers un lieu chargé de mystérieuses légendes qui sont un peu inquiétantes. Pourtant, curieux je poursuivis ma route. Le chemin traversait une forêt appelée  ‘’ le bois de Justice’’ parce qu'autrefois on y punissait les malfaiteurs.  Bientôt j’atteignis le but de mon voyage, la prairie aux Coquelicots. C’était  l'heure où le soleil en se couchant leur rendait une couleur encore plus soutenue. Il y en avait bien des milliers. Quand, sur un léger monticule, abritée par une ombrelle rouge, j'aperçus une jeune femme aux yeux moqueurs qui me regardait, et qui semblait  s’amuser de ma visite. Elle avait une robe de velours de la même couleur que les fleurs qui l’entouraient. Elle était occupée à se promener dans la prairie. Elle s’approcha. Je la saluai avec respect. Intimidé, pour me donner une contenance, je lui demandai  si elle était de la région. « Je le souhaite », répondit-elle mystérieusement en cueillant une fleur. « Mais on ne peut jurer de rien ». Puis elle s’approcha de moi et me la tendit. Elle ajouta, avec un sourire : « chaque fois que vous porterez ce coquelicot sur votre cœur vous ferez un rêve merveilleux,  si je suis de bonne humeur ce jour-là… Sinon ce sera un cauchemar». Puis apparut un valet tout de carmin vêtu qui s’approcha  respectueusement pour annoncer que si Sa Rougeur désirait déjeuner, le repas était servi. Les mets, composés de fraises et de cerises furent apportés sur un plateau rubis.  Je respirais ma fleur, ce qui me provoqua un fort éternuement. Quand je rouvris mes yeux larmoyants plus de champ fleuri, ni de valet et hélas, encore moins de jeune fille. Seul subsistait un léger courant d’air tiède et dans ma main un coquelicot déjà tout fané.


Christian LUZERNE Conteur de Légendes

vendredi 21 avril 2017

Petite graine d’humour et plus dans un monde qui en a bien besoin

Du fait que le perroquet peut articuler des mots, il ne faut pas conclure que cet oiseau est un animal aussi  intelligent qu’un Homme quoique …. Les gens d'esprit parlent, mais les imbéciles parlent plus encore... Le perroquet, élevé dans une riche maison et habitué à assister à des réunions mondaines, avait appris à répéter ces deux mots que sans doute il entendait fréquemment :
« Charmante soirée, charmante soirée ! »
Ces mots semblaient dits avec tant d'à-propos qu'on s'extasiait sur l'intelligence de ce perroquet.


Belle journée à savoir faire le tri entre la luzerne et l’ivraie


samedi 15 avril 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LEGENDES

Suite … La vieille maison

… Un chat, qui faisait son ronron auprès de la cheminée, fort surpris de mon intrusion sauta en renversant les pelles et les pincettes et causa une telle frayeur à la jeune femme assise sur un confortable fauteuil qu'elle  poussa des cris de frayeurs. Moi-même je criais bêtement pour me donner une contenance. Puis ce fut une vieille femme qui accourut. La bonne dame n'en revenait pas. Par précaution je me tenais immobile.  Or, voilà que, tout d'un coup, les cloches se mirent à sonner à toute volée. « Étaient-elles donc déjà rentrées bonne mère Pascale ? » dit la plus jeune. Les deux femmes se précipitèrent vers l’armoire un peu cachée dans l’ombre. Impossible d’en ouvrir la porte. La clé résistait, décidément cette maison était bien capricieuse. La bonne mère Pascale se tourna vers moi et sans façon m’ordonna  de l’ouvrir. Sa jeune compagne se leva d’un bond, les mains dans les cheveux, elle cria : « ouvrez-la ! ».  La jeune femme était si catégorique, elle se montrait si agitée, si désolée, qu'il me fallut bien consentir à m’avancer vers l’armoire. D’ailleurs une armoire bizarre,  toute décorée d’œufs de toutes les couleurs et de lapins très sérieux. Mais qu’importe, l’heure n’était plus à la promenade. Je me mis  face de la porte qui défiait les efforts de la vielle dame. J’osais, elle résistait.  « C'est une serrure de sûreté, madame » que je reconnus après un rapide examen. « Qu'importe! Ouvrez-la tout de même: vous avez carte blanche », fit bonne dame Pascale. « Mais il faut la briser ! Brisez-la!  Ah I c'est vraiment dommage, une si jolie serrure! » La jeune femme frappa du pied ! Près de la cheminée se trouvait un pic à bois, je le saisis et frappait un coup sec. La serrure céda et la porte s’ouvrit brutalement en grand. Et je fus bousculé par une chose pleine de poils qui détala en courant par la porte laissée ouverte. Juste avant qu’il ne disparaisse je crus reconnaître un gros lapin, une hotte sur le dos et  qui semblait bien pressé. Quand je me retournais, les deux femmes étaient assises à la grande table et le plus sérieusement du monde  peignaient des œufs de toutes les couleurs. Je semblais ne plus exister. Je retournais chez moi et je dois vous avouer que je n’ai jamais retrouvé la chaumière.


Christian LUZERNE Conteur de Légendes

dimanche 9 avril 2017

LES VOYAGES DU CONTEUR DE LEGENDES

La vieille maison

Il faut que je vous raconte l’aventure qui m’est arrivée. Au cours de mes promenades, je rencontrais une vieille maison qui me semblait abandonnée. Les fenêtres étaient fermées par des volets en très mauvais état. Pris de curiosité, je voulu pousser la porte.  Elle résista, grinça, s’entrouvrit un peu mais impossible d’aller plus loin. A la curiosité succéda la méfiance, à la méfiance, une sorte de colère sourde contre cette méchante porte en planches qui semblait me dérober un secret d'où dépendait, peut-être, le repos de mon avenir. Je tapais avec mon poing sur le panneau, mais le bois ne rendit qu'un son sec qui ressemblait à un rire narquois, et en revanche je me fis mal. C'était trop fort. Un bâton était posé contrer le mur, je m’en saisis pour m’en servir de levier. Rien n'ouvrait le grand panneau. Des clefs, vieilles et rouillées, jetées au sol semblaient indiquer que je n’étais pas le seul à avoir voulu entrer  et apparemment les tentatives, ne furent pas plus heureuses. Je trouvais un  mauvais bout de fer, mais ne réussit pas davantage. Comme je le jetais au loin,  la porte s’ouvrit sans un bruit, lentement.  J’entendis comme une invitation à entrer. J’osais franchir le seuil. Enfin en réalité je gardais un pied à l’extérieur. La maison semblait m’attendre, je rentrais avec méfiance …...


Christian LUZERNE Conteur de Légendes