dimanche 26 novembre 2017

Le mystère de l’écrin suite …

Suite …

 « Eh bien, Modificati ! S'exclama mon petit compagnon en sortant de la maison du professeur, et en remettant dans sa poche l’écrin. On a bien fait de laisser le parchemin au professeur. Voilà bien mystérieuses choses. Si tu savais combien j'ai hâte de me changer en animal !  Et toi en quoi te vois-tu ? »
 Puis rêveur,  il me proposa cet arrangement :
 « Demain matin tu viendras me chercher et nous nous en irons ensemble dans la campagne, nous prendrons une pincée de la poudre et nous écouterons ce qu’il se dit entre bêtes dans les airs et dans les champs, sous les bois et sous l'eau. » Moi beaucoup plus prudent, décidais de passer la nuit dans une petite auberge fort sympathique et, après un excellent repas, je pris la nuit pour réfléchir, une nuit fort agitée. Aussi le lendemain, j’avais à peine fini de m’habiller et  de déjeuner, que le gamin entrait dans la salle à manger et piétinait pour que je l’accompagne. Il avait passé la boîte de poudre dans sa ceinture….
  
On s'empressa bientôt de sortir. Nous nous sommes enfoncés dans la forêt toute proche, l'œil aux guets, nous nous efforçant de découvrir quelque être vivant pour mettre aussitôt à l'épreuve la vertu magique de notre acquisition. Il semblait que la faune dormait encore ou du moins restait tapie dans les buissons. En désespoir de cause nous sommes allés au bord de l’étang. Le matin les poissons aiment chasser leurs proies et essaient d’attraper tout insecte qui s’aventure trop près de la surface. Nous nous sommes approchés prudemment, mon jeune compagnon avait prit une petite pincée de poudre prête à l’emploi dans sa main. Pour ne pas perdre de temps, il en aspira une bonne quantité , se remémorant la formule qui devait le transformer en animal dès qu’il en verrait un. Une pauvre carpe essayait en vain de gober quelque moucheron.  Son flop retentissant nous fit tourner la tête, le petit éclata de rire en entendant la carpe gémir en poussant une plainte de désespoir.  Je vais écouter ce qu’elle dit me lança t-il hilare avant de prononcer la formule magique. Je n’eus pas le temps de l’arrêter. A mes pieds, sur le sable se tordait un petit poisson, que je mis à l’eau avec beaucoup de soin. Je suis resté toute la journée à attendre son retour. Ce devait être une mise en garde non comprise du texte : on ne peut pas parler sous l’eau… Ah,  ces enfants qui n’écoutent pas ce qu’on leur dit !!!


Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.


dimanche 12 novembre 2017

Le mystère de l’écrin suite …

..... La porte s’ouvrit sur un homme très âgé et très vouté par les années. Son nez chaussé de bésicles laissait voir deux petits yeux amusés. Il ne semblait pas le moindre du monde surpris de nous voir. Après nous avoir fait entrer dans ce qui semblait être son bureau, il prit délicatement le parchemin et l’étudia avec attention et regarda dans un gros livre couvert de lettres bizarres. Puis songeur, il enleva ses lunettes, prit une profonde respiration et dit :

« Voici ce qu’il  contient : toi qui trouveras ce parchemin, et qui respireras  une pincée de la poudre renfermée dans l'écrin et prononcera en même temps le mot magique Modificati, te verras transformé  en animal, selon tes désirs, et comprendra son langage. Pour reprendre la forme humaine, tu n'auras qu'à  répéter le même mot en tapant trois fois sur le sol.  Mais garde toi bien de rire pendant ta métamorphose, car  le mot magique s'effacerait à tout jamais de ta mémoire, et  animal tu resterais jusqu'à la fin de tes jours. Soyez prudents, il y des mots que je ne reconnais pas. »

à suivre dimanche prochain. Conte protégé.

Christian LUZERNE Conteur de Légendes

dimanche 5 novembre 2017

Les voyages du Conteur de Légendes.

Le mystère de l’écrin


Comme à mon habitude, je me promenais quand je rencontrais un enfant, assis sur une pierre, le menton dans sa petite main. Je m’approchais et lui demandais :
« dis-moi, pourquoi tu as l'air si triste ? ».
« Monsieur, répliqua le gamin en croisant ses bras sur sa poitrine et en s'inclinant légèrement, je ne sais pas si j'ai l'air triste, mais il y a sur la place du village un marchand vendant de si belles choses, que je me désole de ne pas avoir quelques pièces en poche pour lui en acheter quelques-unes. »
Je proposais au gamin de l’accompagner jusqu’à sa caverne d’Ali Baba. Le marchand se préparait déjà à partir, c’était un camelot à la peau cuivrée qui proposait à la vente quantité de marchandises venues d’Orient. Je m’approchais et demandais avec quelque inquiétude : « avez vous encore des marchandises ? » Le colporteur sourit avec ce qui me sembla un brin de malice et ouvrit un tiroir. Il y prit un écrin qui renfermait une poudre dorée et un petit parchemin couvert de caractères bizarres. « Je tiens ces objets, ajouta le marchand, d'un voyageur qui les a trouvés dans une rue du Caire, près des pyramides. Si vous les désirez, je vous les céderai volontiers à un prix minime, car je n'en ai que faire. » Le gamin avait les yeux agrandis par la proposition. Ce fut pour cette raison, que pour quelques modestes pièces je lui achetais l'écrin et le parchemin. Cependant sa curiosité était excitée par les mystérieuses inscriptions. Moi assez intrigué aussi, je lui demandais : « Ne connaîtrais-tu pas quelqu'un d'assez instruit pour nous lire ce grimoire ? » Le gamin fit la moue tant il réfléchissait et soudain il s’écria : « oui ! Oui ! Venez allons voir le vieux professeur qui a tant de livres bizarres. J’acceptais de le suivre et nous sommes allés frapper à une grosse porte ….


à suivre...



Christian LUZERNE Conteur de Légendes. Texte protégé.